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Cet article vous présentera 7 femmes qui firent du voyage leur vie. Chacune à leur manière, elles décidèrent de rompre les carcans et d’abandonner leur confort, pour partir loin. Ces 7 femmes étaient rêveuses et profondément libertaires. Elles sont devenues des icônes pour beaucoup de voyageurs qui voient en elles aventure et accomplissement personnel.

Calamity Jane (185?-1903)

Photo de Wikipedia

Personnage de légende, Calamity Jane a vraiment existé, bien que les historiens ne se sont jamais mis d’accord sur certains points obscurs de sa vie. Née entre 1850 et 1856 à Princeton, au Missouri, Martha Canary -de son vrai nom- déménage énormément pendant sa jeunesse, du Montana à Salt Lake City, ce qui lui donne la passion du voyage. Elle apprend très tôt à monter à cheval, arrivant à dresser les plus têtus d’entre eux. C’est grâce à cela qu’elle entre bientôt au service du général George Custer en qualité d’éclaireuse (« scout »). Elle commence alors à porter des vêtements masculins, prend le goût du whisky et part avec un détachement dans le Wyoming. C’est à cette époque où elle gagne le surnom de Calamity Jane, lorsqu’elle sauve la vie d’un capitaine blessé lors d’une embuscade amérindienne. Très bonne à la gâchette, cette audacieuse cavalière devient au long des années un véritable symbole de la conquête de l’Ouest, survivant aux batailles et aux maladies, et gagnant le respect et l’admiration de ses camarades.

Les années passent et Calamity Jane se reconvertit. Elle devient successivement cuisinière des chemins de fer, serveuse de saloon, infirmière, lingère de bordel… Elle se marie avec une brute, William Steers, et le couple part pour le Colorado, puis à Deadwood. Steers l’abandonne, et Calamity Jane se rend à Minneapolis en 1896 pour faire des shows sur le mythe de la conquête de l’Ouest américain, qui accroîtra sa légende. Elle publie son autobiographie en 1901 et meurt en 1903 d’une pneumonie, à l’aube du XXe siècle, après une vie de trépidantes aventures, minée par l’alcool et les excès.

Alexandra David-Néel (1868-1969)

De nationalité franco-belge, Alexandra David-Néel a eu une vie foisonnante qui l’a amené à être orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra, franc-maçonne, journaliste, mais surtout et avant tout grande voyageuse. Elle est décédée à l’âge de 101 ans, après des années d’intenses périples à travers le monde.

Photo de Wikipedia

Depuis sa plus tendre enfance, Alexandra ne cesse de fuguer. Elle s’enfuit à de nombreuses reprises et se rend successivement en Angleterre, au Lac Majeur, en Espagne sur une lourde bicyclette… Le voyage prend vite pour elle une allure de recherche philosophique et religieuse. Elle étudie à la Sorbonne et au Collège de France les langues orientales en tant qu’auditrice libre, embrasse l’anarchisme dont elle écrit un traité, côtoie les milieux féministes et s’initie à la franc-maçonnerie. Parallèlement, sous le nom d‘Alexandra Myrial, elle occupe la place de première chanteuse à l’Opéra d’Hanoï, puis d’Athènes. Elle semble avoir tout fait !

Dans les années 1890, elle reste éprise de l’Inde, de la « prenante musique tibétaine » et des paysages de l’Himalaya. Après un mariage à Tunis avec Philippe Néel qui tourne court, elle parcourt des milliers de kilomètres à travers l’Extrême Orient et l’Asie centrale, fait le transsibérien, visite le Japon, vit la guerre de Chine, traverse la Mongolie et le désert du Gobi… Mais son exploit le plus important fut d’être la première européenne à avoir séjourné à Lhassa, en 1924. Déguisée en mendiante, elle est finalement démasquée car elle allait chaque matin se laver à la rivière… ce qui semblait suspect.  Alexandra David-Néel meurt à l’âge de 101 ans, à Digne.

Isabelle Eberhardt (1877-1904)

Née en 1877 à Genève, Isabelle Eberhardt a eu une existence d’un romantisme exacerbé. Fille illégitime d’un père arménien, Alexandre Trophimowsky, qui était philosophe, polyglotte, anarchiste et ex-prêtre converti à l’Islam, son enfance est marquée par la solitude, le mysticisme et un sentiment ardent de liberté.

En 1897, Isabelle s’installe avec sa mère à Bône, dans l’Est constantinois, où elle adopte L’Islam et s’attache profondément à la culture de la région. Elle commence à se vêtir avec des habits d’homme et s’invente de nombreuses identités.

Isabelle Eberhardt mène une vie de nomade à travers le désert qu’elle chérit comme un vrai paradis terrestre. En 1901, elle rencontre Slimène, un saphi, l’homme de sa vie, avec qui elle se marie. Elle travaille un certain temps en tant que reporteur de guerre au journal arabophile Akhbar, et l’écriture fut toujours pour elle un complément nécessaire à sa vie : une écriture poétique et illuminée. Le 25 octobre 1904, elle trouve la mort lors d’une crue dans un oued de l’Afrique qu’elle aimait. Elle n’a que 27 ans. A la manière de Rimbaud, Isabelle Eberhardt eut une vie courte mais intense, et le voyage fut toujours la première de ses passions :

«Nomade j’étais, quand toute petite je rêvais en regardant les routes, nomade je resterais toute ma vie, amoureuse des horizons changeants, des lointains encore inexplorés.»

Amelia Earhart (1897-1937)

Atkinson, au Kansas, a vu naître Amelia Mary Earhart, qui deviendrait la plus grande aviatrice de son époque, dans un monde où les femmes n’étaient pas souvent autorisées à voler. Jeune fille de fort caractère, son éducation est loin d’être conventionnelle. Son père ne voyait pas l’intérêt de l’élever comme une « gentille petite fille ». Sa famille la surnomme « Milly » ou « Milie ».

En 1920, elle monte à bord d’un biplan et survole Los Angeles pendant 10 minutes. C’est une révélation pour Amelia qui sait à présent qu’elle sera un jour pilote. Elle prend alors des cours de pilotage et fait l’acquisition d’un appareil Kinner Airstar.

Amelia Earhart commence à battre record après record, à réaliser exploit après exploit : record d’altitude féminin (14.000 pieds, en 1922), première femme à traverser l’océan Atlantique (1928), à traverser les Etats-Unis en solitaire (1928), première femme à piloter un autogire (1931) et première personne à traverser les Etats-Unis en autogire (1932), première femme à traverser l’océan Atlantique en solitaire (1932), première femme à recevoir la Distingued Flying Cross et la médaille d’or de la National Geographic Society (1932), elle reçoit la Légion d’honneur française (1932), première personne à effectuer un vol en solitaire de Hawai jusqu’en Californie (1935)… Bref elle marque sa discipline et son temps.

En 1937, elle décide de faire le tour du monde en avion, et ce sera son dernier voyage. Le 1er juin elle décolle de Californie, accompagnée d’un navigateur, Fred Noonan. Le 2 juillet, lorsque l’avion survole l’Océan Pacifique, on entend le dernier message radio d’Amelia pour donner sa position. L’avion s’est certainement abîmé dans l’océan. Le président Roosevelt envoie alors une dizaine de bâtiments et une cinquantaine d’avions à sa recherche, durant quatre mois, sans aucun résultat. Beaucoup d’hypothèses et de légendes ont été formulées sur la disparition de l’aviatrice. Soixante-dix ans après, des passionnés la recherchent toujours.

Mère Teresa (1910-1997)

Photo de nobelprize.org

Oui, nous savons que Mère Teresa a donné sa vie pour les pauvres et qu’elle a été honorée en 1979 du Nobel de la Paix. Mais que savons-nous d’autre ? La vie de la jeune Anjezë Gonxhe Bojaxhiu, de son vrai nom, fut rapidement marquée par le voyage quand elle fuit avec sa famille son Albanie natale, à cause de la guerre. Installée en Macédoine et élevée dans la foi catholique, Anjezë désire de devenir missionnaire et part pour l’Irlande où elle fera ses premiers vœux en mai 1931. C’est alors qu’elle se rend en Inde, et commence à enseigner la géographie aux enfants de Darjeeling.  Frappée par la pauvreté des faubourgs de Calcutta, les violences religieuses et la grande famine de 1943, la désormais Mère Teresa a une révélation, « l’appel dans l’appel » : « Soudain, j’entendis avec certitude la voix de Dieu. Le message était clair : je devais sortir du couvent et aider les pauvres en vivant avec eux. C’était un ordre, un devoir, une certitude. Je savais ce que je devais faire mais je ne savais comment ». Muni de son sari bleu et blanc, elle aide sans répit les pauvres et fonde le 7 octobre 1950 la congrégation des Missionnaires de la Charité. En 60 ans, la congrégation passe de 13 personnes à 4000 nonnes, s’occupant de 610 missions dans 123 pays.

Mère Teresa devient un exemple d’altruisme et de bonté et sera béatifiée le 19 octobre 2003 par le pape Jean-Paul II.

Doris “Granny D” Haddock (1910-2010)

Née dans le New Hampshire, Cette admirable femme a vécu 100 ans. Tout au long de sa vie, elle ne s’est jamais distinguée comme une grande voyageuse, mais plutôt comme grande activiste. Entre autres, elle milite avec son mari contre les essais nucléaires en Alaska, sauvant ainsi un village pêcheur inuit. Mais ce qui reste complètement dément, c’est qu’à l’âge de 88 ans elle entreprend la traversée des Etats-Unis à la marche en protestation contre une réforme des finances. Grand-mère de 16 petits-fils, elle marche pendant 14 mois, à raison de 5100 km, et traverse la Californie, l’Arizona, le Nouveau-Mexique, le Texas, l’Arkansas, le Tennessee, le Kentucky, l’Ohio, la Virginie-Occidentale, le Maryland, la Virginie et le district de Columbia. Pendant le voyage elle ne cesse de faire des discours et attire l’attention des médias. Doris Haddock, surnommée Granny D, arrive à Washington DC à l’âge de 90 ans, accueillie par une foule de 2200 personnes. Plusieurs membres du congrès parcourent avec elle les derniers milles de son voyage. Granny D a écrit deux livres et reste un bel exemple de vitalité pour les générations à venir.

Jane Goodall (1934- ?)

Jane Goodall Insitute of Canada

Jane Goodall s’est fait offrir une peluche de chimpanzé par son père quand elle était encore toute petite. À 23 ans elle débarque au Kenya, avec de grandes connaissances sur la faune et la flore africaines et un penchant pour les primates.  Elle rencontre le docteur Leakey qui sera son mentor, l’enverra en Tanzanie et l’aidera à pouvoir faire son doctorat. Jane Goodall est l’une des 8 personnes qui ont obtenu l’autorisation de poursuivre un doctorat sans diplôme préalable ! Elle revient en Afrique et s’installe dans la région du lac Tanganyika, en Tanzanie, afin de vivre seule parmi une communauté de chimpanzés. En 1960, elle observe un chimpanzé en train de fabriquer et d’utiliser des outils pour attraper des termites. Cette découverte ébranle la définition de « l’être humain » et les convictions de la communauté scientifique internationale, et ses recherches sur les comportements sociaux des chimpanzés estompent en partie la distinction entre les singes et les hommes.

Jane Goodall mène alors la plus longue étude de terrain menée sur des animaux sauvages et lutte activement contre le braconnage et le déboisement. Détentrice de la Médaille Hubbard de la National Geographic Society, du prestigieux prix japonais Kyoto pour la Science, de la médaille d’Or des 60 ans de l’UNESCO et même de la Légion d’Honneur, entre autres, Jane Goodall est actuellement messagère de la paix pour les Nations Unies.

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