Le blog de voyage – eDreams icon
Le blog de voyage – eDreams
  •   5 min. de lecture

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemblait le quotidien des agents de bord dans les avions?

Nous oui ! Et quoi de mieux pour découvrir ce monde mystérieux que le témoignage d’une hôtesse de l’air sans tabou ?!

Publiciste de formation, hôtesse de l’air, bloggeuse et aujourd’hui romancière, Elizabeth Landry, pétillante québécoise, nous a accordé une interview pleine d’humour. Découvrez-la sans perdre de temps et n’hésitez pas à rendre une petite visite à son blog pour découvrir plein d’autres histoires croustillantes!

Elizabeth Landry hôtesse de l'air

 

Quand et comment es-tu devenue hôtesse de l’air?

Avant l’université, parce que j’adorais les voyages, j’avais tenté ma chance comme hôtesse de l’air auprès d’une grande compagnie aérienne, mais je n’avais pas été retenue. Pour être honnête, à ce moment-là, je ne me voyais pas pratiquer ce métier et j’ai plutôt poursuivi des études en communication. Je voulais apprendre l’espagnol alors j’ai fait un échange Erasmus d’un an à San Sebastian, en Espagne. J’ai ensuite travaillé en Équateur en coopération internationale. C’est là que j’ai compris qu’il me fallait un métier qui bouge, car je n’arrivais pas à demeurer en place dans mon bureau.

À mon retour, ne sachant plus trop vers quoi me diriger, une amie m’a appelé pour le dire qu’elle avait postulé comme hôtesse. Que je devais essayer. À ce moment-là, je n’avais aucun plan de carrière. J’étais perdue. J’ai tenté ma chance en me disant que je ne ferais cela que pendant un été et me voici 7 ans plus tard, convaincue que dans 20 ans je volerai encore.

 

Quels sont les aspects de ce métier qui te plaisent le plus ?

Le sentiment de liberté ! J’ai la chance de pratiquer un métier où tout est possible. Dans le sens où si j’ai le désir de partir le mois prochain en Asie, ou de rester à la maison une semaine complète, je n’ai pas besoin de le demander à personne, j’y vais. À moins bien sûr que j’ai un vol ce jour-là.

J’adore aussi le côté « aventure » du métier. On part pour plusieurs jours, mais à part les services à bord qui ne changent pas, plusieurs surprises nous attendent. Les collègues sont différents. Les destinations, les passagers aussi. Je reviens toujours avec une anecdote à raconter.

J’apprécie aussi les jours hors-travail qui me permettent de développer mes passions. L’écriture en est un bon exemple. J’ai pu écrire trois livres dans mes temps libres.

Bien sûr, je ne peux ignorer les avantages qui viennent avec le métier. Billets d’avion à bas prix, hôtels aussi.

J’ai la chance de faire partie d’un groupe de gens ayant les mêmes intérêts que moi. J’ai crée des amitiés profondes au fil des ans. Maintenant, si je désire découvrir tel ou tel pays, je n’ai qu’à demander à l’une de mes collègues qui ayant les mêmes avantages que moi, peut sauter dans un avion à tout moment.

 

Les pilotes sont pour nous autres voyageurs des demi-Dieux qui ont nos vies entre leurs mains… Aurais-tu une anecdote croustillante à nous raconter sur les pilotes ?

Ouf ! Je ne crois pas qu’ils sont des demi-Dieux mais c’est vrai qu’une fois décollé, ils ont nos vies entre leurs mains…jusqu’à ce que ça tourne mal. Car après cela, l’équipage entier peut faire la différence. Lors d’une urgence, la vitesse à laquelle nous évacuons sauvera des vies. Il ne faut pas oublier aussi, l’envers du décor. Les mécaniciens qui inspectent l’avion, les opérations qui s’assurent que l’appareil est en règle après un certain nombre d’heures de vol. Pour une anecdote, je garde le silence… sauf que j’aime bien cette blague que je n’arrive pas à démentir.

Blague : Parmi une foule de gens, comment faites-vous pour reconnaître le pilote ? Et bien, ne cherchez pas, il va vous le dire !

 

Tu écris « Le jus de tomate est comme la peste. Quand quelqu’un a le malheur d’en demander un verre, c’est inévitable, tous les autres passagers en veulent aussi ». Comment expliques-tu le fameux phénomène du jus de tomate en avion ?

Mon explication personnelle est celle-ci. Le jus de tomate devient comme la peste après que le premier passager affamé en demande un verre. La faim le pousse à oser, car un jus de tomate est plus rassasiant, plus consistant qu’un verre d’eau.

La suite se gâte. La peste arrive! Les gens lorsqu’ils voyagent désirent se sentir en vacances et donc commandent des choses qu’ils n’ont pas l’habitude de prendre à la maison. Voulant se sortir de leurs bonnes vieilles habitudes, ils copient le passager affamé et me demandent un « exotique » jus de tomate !

L’autre explication scientifique dit que nous goûtons différemment en altitude et que le goût est rehaussé, meilleur. Bon, j’aime mieux ma théorie 🙂

 

Comment vis-tu les turbulences à bord de l’avion ? Es-tu aussi angoissée que nous le sommes ?

Je ne suis pas angoissée. Il faut dire que je n’ai jamais vécu de la grosse turbulence, celle où l’appareil monte et descend par des centaines de pieds d’altitude. Ce genre de choses n’arrive que très rarement. En général, lorsque turbulence il y a, je l’apprécie presque ! J’aime bien les commandants qui  laissent le signal des ceintures allumé pour un moins 15 min. Ça me donne le temps de reposer mes jambes ! Ha ha !

 Elizabeth Landry hôtesse de l'air

Y a-t-il un voyage qui t’a particulièrement marquée ?

Un jour, je partais travailler pour la journée. L’appareil apportait des passagers au Costa Rica depuis Montréal et une fois débarqués, on rapportait des vacanciers tout bronzés. Toute hôtesse qui se respecte transporte avec elle un kit de survie dans le cas où un délai survient. Sandale, pyjama, sous-vêtement. Ce jour-là, je n’avais rien apporté… Personne de l’équipage d’ailleurs. Une fois au Costa Rica, notre itinéraire a changé. Nous avons dû dormir à San Jose et nous ne sommes revenus que 4 jours plus tard ! Je peux vous dire que nous étions beaux dans nos T-Shirt Pura Vida ! J’ai écrit cette anecdote dans mon roman.

 

Ton blog chroniqueshotessedelair.com est un véritable succès au Canada. Tu y parles souvent des petites choses qui agacent le personnel de bord comme les gens qui veulent toujours aller aux toilettes pendant les turbulences ou ceux qui appuient sur le bouton d’appel toutes les 5 minutes. N’as-tu jamais rencontré de problème à raconter ce genre d’anecdotes ? 

Pas du tout ! Mon style d’écriture se veut divertissant. Les gens ne prennent pas mes écrits au premier degré. Et s’ils le font, je leur rappelle qu’il faut savoir rire de nos comportements et je m’inclus là-dedans. En tant que passagère, je suis peut-être pire que mes passagers ! Par exemple, j’apporte toujours ma bouteille d’eau et je demande au personnel de bord de me la remplir aux cinq minutes. Une hôtesse sur une compagnie américaine m’avait esquissé un regard meurtrier… je pense qu’elle était prête pour prendre sa retraite ! Ha ha!

 

Les passagers te reconnaissent-ils parfois ?

Non pas encore. Il faut dire que je n’ai pas beaucoup volé depuis que mes livres sont sortis en magasin. Certains de mes collègues se sont fait demander si j’étais à bord. Le passager lui a lancé qu’il connaissait tout sur notre métier depuis qu’il avait lu mon livre. Elle est restée bouche bée. Je ne raconte pas tout voyons ! Il y a des choses qui doivent demeurer secrètes !

 

Peux-tu nous parler un peu de tes livres « L’Hôtesse de l’air » tomes 1 et 2 ? D’où t’es venue l’idée d’écrire les aventures de Scarlett ? Ces histoires sont-elles très proches de ce que tu vis au quotidien ?

Tout a commencé avec mon blogue. En écrivant mes anecdotes cocasses, j’ai eu l’idée d’écrire un livre. J’ai proposé l’idée à mon  éditeur. Il aimait mes écrits sauf qu’il désirait que je leur ponde une série de romans où l’héroïne vivrait ces anecdotes cocasses. Scarlett, célibataire, hôtesse de l’air, rencontre alors le beau pilote John et ses aventures rocambolesques commencent.

Les histoires racontées dans mes romans sont très proches de ce que je vis. En fait, je n’ai pas inventé grand chose côté anecdote. Les passagères Pepsi et Coco ont vraiment existé. J’ai brodé plusieurs faits vécus ensemble. Plusieurs de mes lecteurs se tiendront tranquilles la prochaine fois qu’ils voyageront. Les parfaits passagers ! haha

 Elizabeth Landry hôtesse de l'air

Enfin pour terminer, aimerais-tu faire passer un message aux voyageurs ?

J’aimerais leur rappeler qu’un avion est comme une minisociété. Pour le bien commun, il faut penser à son prochain. Si tous faisaient sa part, et ce, dans le respect, votre voyage serait plus agréable pour vous et pour moi. La patience est une vertu. 🙂 Bon vol !

Merci beaucoup Elizabeth!

 

Le blog d’Elizabeth : chroniqueshotessedelair.com

Sa page Facebook : www.facebook.com/chroniqueshotessedelair

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

footer logo
Rédigé avec pour vous